Mercure et le bélier


sculpture de la ville antique de Perge en Turquie
sculpture de la ville antique de Perge en Turquie

 

Mercure, alias Hermès dans la mythologie grecque, est le dieu du commerce mais il est aussi connu pour être un incurable filou.

Je rends ici hommage à Mustafa, guide conférencier,  érudit et grand dompteur de touristes français devant l’Eternel, qui m’a raconté cette légende.

Un beau jour,  Zeus envoie Mercure inspecter ses champs de blé. Mercure  se rend sur place grâce à ses sandales ailées et utilise son temps à se remplir les poches de beaux grains dorés. Tout à coup, il aperçoit un beau bélier en bordure de champ, non loin d’Apollon endormi.

Sans hésitation aucune, il accroche le bélier à son pied droit par une lanière de cuir et le voici remontant vers l’Olympe pour cacher son butin.

Quelques minutes plus tard, Apollon s’éveille, cherche son bélier de tous côtés et ne le trouvant pas, se dirige lui aussi vers la résidence des dieux.  Quelle n’est pas sa surprise de voir son bélier avec Mercure !

Le dialogue commence, de plus en plus bruyant et agressif :

– Hé ! rends-moi mon bélier !

– Prouve donc qu’il est à toi !

– Espèce de voleur !

Tant et si bien que le vacarme dérange Zeus qui sort de l’Olympe en tonnant et demande des explications.  Coupant court aux réponses confuses qu’il obtient, il ordonne à Mercure de prouver que le bélier est à lui. Mercure siffle puis fait un mouvement de la jambe droite et le bélier, attaché par la lanière, ne peut que s’approcher de lui.

– Voyez, il m’obéit, conclut alors le filou.

A ces mots, le bel Apollon sort sa lyre et commence à jouer. Le bélier se jette alors vers lui, entraînant la jambe de Mercure qui tombe cul par dessus tête, renversant en même temps le contenu de ses poches et révélant ainsi son précédent larcin : les grains de blé des champs de Zeus.

Évidemment, le roi des dieux punit sévèrement le malhonnête dieu du commerce en l’obligeant à rester au sommet d’une colline. Les rayons du soleil le brûlent pendant la journée et pour se rafraîchir au maximum, il se tient debout, les bras écartés. Le soir au contraire, la température chute et il s’accroupit pour offrir le moins de surface possible au vent glacial.

Ainsi le Mercure monte et descend dans le thermomètre !

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