à la Une

Pandémie


J’ai la conviction qu’un obstacle sur un chemin plat peut être l’occasion de « lever le pied », de ralentir et changer de rythme, et aussi de s’élever, en reconnaissant ses vraies priorités, en apprivoisant de nouvelles valeurs comme l’amour, le partage, la solidarité ou même la fraternité, ce mot désuet. Cet arrêt momentané et collectif nous rapproche de notre voisin alors même, paradoxalement, que nous devons conserver une distance de sécurité, pour notre santé commune.

Je suis attristée que mon roman Les fantômes du Futur ( éditions Baudelaire – Annick Bourbon Rochette – 21,50) soit à ce point et aussi précisément prémonitoire mais heureusement, il porte un message très positif.

Quelques lectures d’actualité à conseiller :

Et comme on dit maintenant: « bon confinement ! » et surtout prenez soin de vous.

à la Une

2020


Entre promotion du roman Les Fantômes du Futur et écriture de la suite, je néglige trop souvent ce blog. Je souhaite cependant très sincèrement la bienvenue aux nouveaux abonnés.

Je vous encourage, pour ceux qui ont déjà lu Les Fantômes du Futur, à suivre la page https://annbourgogne.wordpress.com/2019/06/11/les-fantomes-du-futur/. Vous y trouverez quelques réponses aux questions que vous vous posez peut-être et des indications sur les rencontres avec les lecteurs.

J’ai proposé une nouvelle intitulée Champ Seigneur au concours « Du sang dans les Livres » de la Bibliothèque municipale de Chalon sur Saône. Le moment venu, en mars, vous pourrez voter par internet pour votre nouvelle préférée. Lorsque le concours sera terminé, je la publierai sur ce blog. Je me suis beaucoup amusée à l’écrire.

Lectures conseillées:

  • Le poète, philosophe et académicien François Cheng. Je suis plongée dans la lecture de ses quatrains qui touchent au plus profond de l’âme.
  • La Forêt Jardin, de Fabrice Desjours. Cette bible de la culture « autrement », très joliment illustrée, est aussi un hymne à la beauté du vivant, à sa manière.
  • Les romans de Valérie Perrin.

Autre information:

Rappel : retrouvez le mouvement des Coquelicots ( pour l’arrêt des pesticides) chaque premier vendredi du mois, souvent autour de 18h, devant votre mairie. Une demi-heure pour échanger des informations, s’organiser et montrer aux municipalités que nous restons vigilants et soucieux de la santé publique.

à la Une

Décembre 2019- janvier 2020


D’une année à l’autre …

Je veux tout d’abord souhaiter la bienvenue aux nouveaux abonnés. Cela me touche toujours de savoir que des lecteurs apprécient mes divagations littéraires. N’hésitez pas à commenter ou à cocher « j’aime »…

A lire ou à relire, quelques articles de saison:

Joyeux Noël

Janus

Le Sapin

Le Père Noël et la petite fille

L’orange de Noël

Saint Nicolas

La Fille du Père Noël

Un conte de Noël

La Fille du Père Noël - dessin d'Elsa Miravallez
La Fille du Père Noël – dessin d’Elsa Miravallez
à la Une

Un rêve étrange


Le rêve commençait bien. Blottie sous la couette, je profitais de deux jours de vacances offerts par mon cerveau dans un petit hôtel au charme suranné mais tout pimpant et bien confortable. Visites dans la ville, promenades sur les chemins de moyenne montagne, rythme tranquille : le temps passait si agréablement que je rentrais en cette fin d’après-midi avec la ferme intention de prolonger mon séjour.

Un peu fatiguée tout de même, je monte à ma chambre. Surprise ! La porte s’ouvre sur un décor différent, le lit défait, d’autres motifs sur les draps. Je comprends vite que je me suis trompée d’étage et je m’en excuse auprès de quelques femmes qui bavardent dans le couloir. Cela les fait rire, de manière un peu discourtoise. « Il n’y a qu’un étage ! « lance l’une d’elle. Je suis perplexe : je suis certaine que ce n’était pas une autre porte, pas celle au bout du couloir, ni celle en face du lavabo crasseux. L’endroit, si coquet hier encore, apparaît à présent sale et défraîchi. C’est comme si le lieu avait vieilli, pris cinquante ans tout d’un coup. Je vois bien que les autres locataires pensent que j’ai des problèmes de mémoire, la maladie d’Alzheimer vraisemblablement.

Il y a bien un escalier, menant à l’étage supérieur mais il semble depuis longtemps condamné par des poutres effondrées. Je sens monter la panique et je décide de me rendre à l’accueil pour tout éclaircir. Traînant ma grosse valise, je redescends mais il y a foule dans la petite entrée donc de l’attente. Les gens sont énervés, la personne à l’accueil répète que tout est complet. Mince, comment vais-je pouvoir garder ma chambre plus longtemps ? Je m’en veux de ne pas avoir prévu de le signaler plus tôt, hier ou ce matin en partant, mais peut-être était-ce déjà trop tard…

Je me place dans un renfoncement, à côté du comptoir, afin d’attendre sans gêner le passage et là, je m’aperçois que j’ai oublié mon sac à main dans le studio de vacances de ma mère. L’appartement est inoccupé pour le moment, cela va être difficile de récupérer rapidement mes affaires mais je vais téléphoner à maman et elle m’aidera à trouver une solution. Ah! sauf que je n’ai pas mon téléphone portable, resté dans le sac, sorte de petit sac à dos en imitation cuir, joliment fleuri. Pas de chéquier, de carte bancaire, de pièce d’identité non plus. En fait, je me rends compte que « ma vie » est dans ce sac : mon identité, mon « pouvoir » d’achat, ma liberté de faire ce que je veux. Je ne peux même plus me déplacer : comment prendre un train pour rentrer chez moi, sans argent pour payer le billet ? Je n’ai plus non plus ma place ici, le délai qui m’était accordé est dépassé. C’est comme si le Monde des vivants était complet, sans moi. Je me souviens d’ailleurs que ma mère est décédée, il y a plusieurs années. Je me sens comme une migrante, qui n’est plus d’aucun lieu.

Voyant mon désarroi, deux personnes souriantes s’approchent. « Ca va? » s’enquiert l’une d’elle. Je tiens absolument à me montrer positive et je pressens aussi que la solution qu’elles vont me proposer ne va pas me plaire du tout. Alors je réponds : « Oh, ça allait très bien jusqu’à ce matin, j’ai passé deux jours vraiment formidables ici. Là, tout de suite, ça va un peu moins bien parce que je n’ai plus mon sac. » Elles me font penser à deux anges, mais des anges d’âge mûr, sans ailes, avec l’air de bonnes vivantes aux joues roses et rebondies. Je n’ai vraiment pas envie de les suivre mais je pressens que c’est ce que je vais être obligée de faire. Doucement mais fermement, elles se placent chacune d’un côté de moi et m’emmènent…oh, sûrement pas très loin, juste à côté. Mais dans l’inconnu.

à la Une

Les Fantômes du Futur

Les Fantômes du Futur Roman d’anticipation


Vous pouvez trouver mon roman dans toutes les bonnes librairies à Chalon sur Saône, Mâcon (le Cadran lunaire et Auchan) , Villefranche, Louhans, Cluny et à la Fnac, chez Decitre et Cultura. Egalement en version numérique et bientôt en version audio.

Les retours de lecteurs sont très encourageants, en fait, jusqu’ici, beaucoup le trouvent passionnant. Si tel est votre cas, n’hésitez pas à m’aider à le faire connaître en le conseillant autour de vous ou en donnant votre avis sur Facebook, Babélio, Amazon, Décitre ou d’autres sites.

Il est recommandé par Les Coquelicots 71 et par la CAPEN 71 ( Confédération des Associations pour l »écologie et la nature).

Un lecteur m’a même confié qu’il n’aime pas les romans d’anticipation, est agacé par les discours écologistes, ne goûte pas la Mythologie et a pourtant été « happé » (c’est le terme qu’il emploie), dès les premières pages. Il semble que chacun trouve ce qui lui plait, qui varie d’un lecteur à l’autre, et c’est pourquoi je conseille de le lire une deuxième fois car il est fort possible que vous n’ayez pas le même regard la seconde fois.

Cependant, quelques personnes avouent avoir eu du mal sur les premières pages où sont mentionnés plusieurs personnages (trop à la fois ?). Il faut savoir que dans ce roman atypiques les personnages n’ont pas grand intérêt. Seul compte ce qu’ils apportent à la communauté. Il y a certes un tableau récapitulatif à la fin mais il est inutile d’essayer de retenir les noms ou de se poser trop de questions. Vous retiendrez naturellement ceux qui sont importants pour vous.

Vous pouvez aussi le faire commander à la bibliothèque de votre commune et le lire gratuitement. Certaines bibliothèques le proposent déjà ( Buxy, Givry, Saint-Marcel, Lux, Saint-Loup de Varennes, Varennes le Grand…)

Ce roman d’anticipation atypique vous séduira par son énergie, son optimisme résolu et la palette des émotions humaines qui colorent l’histoire.

Enfin, les retours de lecteurs sont très positifs mais « on ne sort pas indemne de cette lecture », disent certains, alors, tous les trois mois environ, une visite des lieux est offerte (sur inscription à l’adresse lesfantômesdufutur@gmail.com), suivie d’une rencontre pour en parler, se réconforter et voir les aspects positifs de cette mutation annoncée. C’est un moment très convivial si l’on en juge par les deux premières sessions. Prochaine date fixée début juin.

Les Fantômes du Futur – Roman d’anticipation

Réponses aux questions les plus fréquentes:

  • Pourquoi la présence de lettres hébraïques anciennes ?

On peut les ignorer et ne voir qu’une étrange décoration. Cependant, elles ont guidé mon imagination et forment pour moi l’architecture du texte. Une tentative d’explication se trouve en fin du livre.

Pour donner un exemple, la lettre Beth a gardé la forme du dessin originel, un abri ou une matrice. Elle est symbolique et correspond à l’achat de la maison pour commencer l’Arche.

  • A quoi servent les gaulois ?

Ils sont là pour s’étonner et nous renvoyer une image distanciée de nos actions. Nous marchons sur la tête mais peut-être faut-il être à l’extérieur pour s’en rendre compte.

  • Pourquoi cette scène doucement érotique mais incongrue ?

La rencontre de deux âmes passe parfois par la rencontre de deux corps. C’est la vie, cela fait même partie de la beauté de la vie, il n’y a alors aucune raison de la passer sous silence.

On pourra voir aussi des symboles cachés dans la position ou la couleur des corps: le yin et le yang, le Bien surmontant le Mal…

  • Pourquoi ne pas s’être arrêté à 2030 et la deuxième partie aurait fait l’objet d’un autre roman ?

Il est vrai que l’effondrement et la reconstruction sont très différents, au point qu’ils ne semblent pas être écrits par la même personne. La première partie est proche de la réalité et peut sembler parfois prémonitoire (l’écriture a été terminée fin novembre 2018). Les idées sont arrivées de nuit, dans un demi-sommeil, donnant parfois l’impression d’être dictées. Dans la deuxième partie, en revanche, j’ai eu l’impression d’être beaucoup plus libre et j’ai laissé vagabonder mon imagination. Ceci explique que certains lecteurs préfèrent de loin l’une ou l’autre partie.

  • Pourquoi angoisser les lecteurs ?

Mon roman n’est anxiogène que pour certains lecteurs, mais en fait, c’est notre situation , notre actualité qui est angoissante. Certains voient au contraire dans cette lecture un optimisme béat et d’autres un équilibre sur le fil entre la violence et l’amour.

Quelques réactions qui m’ont fait chaud au coeur:

  • Il y a un avant et un après la lecture de ce livre. On n’est plus le même, on apprécie beaucoup plus chaque instant de notre vie.
  • J’ai planté des arbres fruitiers autour de ma propriété de manière à ce que plus tard, les passants puissent cueillir quelques fruits.
  • J’avais toujours envie de connaître la suite, je ne pouvais pas m’empêcher de tourner les pages les unes après les autres, j’avais du mal à le lâcher, à faire une pause.
  • C’est un livre qui ne nous quitte pas, qui nous accompagne en pensée chaque jour.
  • Je vais le relire, je pense que je n’aurais plus le même regard, il m’a fait évoluer.
  • La Loire était presque à sec et j’ai encore pensé à ton livre…
  • Si un effondrement survient, je saurais mieux quoi faire, je me serai préparée, au moins psychologiquement et un peu matériellement, en changeant mes habitudes.
  • Votre roman m’a redonné l’envie de lire.
  • En fait, la lecture a été difficile psychologiquement car c’est plus qu’un roman, cela ressemble tellement à notre histoire.

Autres remarques suite aux rencontres des lecteurs:

  • Nous sommes parfois agacés de voir que d’autres ne font pas les mêmes efforts que nous pour préserver notre futur sur la planète terre. En fait, je crois que chacun est quelque part sur son chemin, occupons-nous déjà de nous-mêmes, nous avons beaucoup à faire et encore trop d’incohérences sur lesquelles travailler. Gardons-nous de juger.
  • Sans être en accord avec nous-mêmes, pas de bonheur possible.
  • Solidarité et appui sur la diversité seront deux conditions pour mieux vivre.
  • La prise de conscience et le changement se fait, hélas, dans des conditions dramatiques. L’humain n’est pas raisonnable.
  • Si l’on se reporte seulement un an ou deux en arrière, on s’aperçoit que les consciences et les habitudes ont déjà beaucoup évolué. Le réchauffement climatique, par exemple, fait la une des medias.
  • Le travail de deuil, nécessaire lorsqu’on comprend que des changements sont inéluctables, passe par plusieurs phases. Or, dans l’angoisse, on n’est pas performant pour évoluer et reconstruire. Lorsque, après la tristesse, après la recherche parfois compulsive d’informations, on passe à l’action, quelle qu’elle soit, on commence à prendre de la distance et à surmonter le défaitisme. On se sent mieux.
  • Beaucoup de gens se tournent vers d’autres valeurs, vivent en éco-lieux, en communauté. Des forces vives et jeunes nous donnent de l’espoir.
  • Rappel : retrouvez le mouvement des Coquelicots ( pour l’arrêt des pesticides) chaque premier vendredi du mois, souvent autour de 18h, devant votre mairie. Une demi-heure pour échanger des informations, s’organiser et montrer aux municipalités que nous restons vigilants et soucieux de la santé publique.

Questions posées lors des rencontres et auxquelles vous pouvez répondre en commentaire:

  • Quel est votre passage préféré ?
  • La lecture du roman a-t-elle modifié quelque chose pour vous ?
  • Quelles sont selon vous les raisons d’espérer ?

Dans le même esprit, lisez ce magnifique texte de Catherine Bernard: https://annbourgogne.wordpress.com/divers/texte-de-catherine-bernard/

Les Gens pleurent la nuit

Le piège à singe

La forêt jardin

Un rêve étrange

Je recommande aussi Et Toujours les Forêts de Sandrine Collette. Ceux qui aiment mon roman apprécieront le sien et inversement.

à la Une

2019


Une sorte de poème/pensées du moment :

Les Gens Pleurent La Nuit

Une petite ambiance de fin du monde avec un compte-rendu d’une conférence sur l’effondrement.

Conférence sur l’effondrement de notre société.

Un article d’actualité, hélas:

Magnifique texte de Catherine Bernard

Et des nouvelles de mon roman:

Les Fantômes du Futur

Autres articles spéciaux pour la Saint Valentin :

Pourquoi Saint Valentin est-il le patron des amoureux ?

Recette de petits sablés aphrodisiaques

Et souvenez-vous, on n’achète pas de roses pour la Saint Valentin, à moins de passer pour un « beauf » qui ignore que ce n’est pas la saison. Une plante en pot, un arbre à planter ou, encore mieux : du temps ! Du temps pour flâner ensemble ou pour découvrir un film lors du festival du film d’amour à Saint-Amour dans le Jura, du temps pour concocter un petit repas sympa ou pour enfin placer cette étagère qui attend depuis six mois … 

Petite info: mon roman Les Fantômes du Futur est disponible, soit en version numérique à 9,99 € ,soit en version « papier » à 21,50€ chez votre libraire ou tous les sites habituels.  Il reste la possibilité de le lire gratuitement en bibliothèque. https://annbourgogne.wordpress.com/2019/06/11/les-fantomes-du-futur/

J’ai lu:

A la demande de Librinova, Le Quatrième Testament de Clément Soenen et je ne sais trop qu’en penser.

C’est à l’évidence un écrit original et amusant pour ceux qui ne craignent pas la scatologie et le deuxième voire le quatrième degré. Il est presque obligatoire aujourd’hui de briser phrases et mots : écrire correctement est devenu synonyme de platitude et d’ennui. Le style de cet auteur ravira donc les « modernes ». Pour ma part, j’ai peiné à m’habituer au langage vulgaire, pourtant bien en phase avec le récit.

J’ai pourtant été touchée par moments par la cruauté de la vérité, par une certaine proximité avec des pensées qui nous traversent, aux heures vespérales. Ainsi, cette phrase évoquant l’amour entre un parent et son enfant:

« Si j’fais d’vieux os, ce lien si solide, si puissant, s’assèchera naturellement et tombera en poussière sans qu’aucun de nous deux s’en aperçoive »

Cependant, passée la curiosité touristique de se balader dans la tête d’un autre, le point de vue très masculin, voire « beauf », peut vite devenir lassant pour une lectrice. La pensée semble errer au gré du vent, suivant plus ou moins un historique fantaisiste. Il n’empêche, ce livre ne laisse pas indifférent et peut trouver son public.

 

 

à la Une

Automne 2018


tôt le matin en décembre (1)

Bienvenue à mes nouveaux abonnés !

Je ne suis guère assidue à ce blog en ce moment pour cause d’écriture. Mon premier roman est terminé et paraîtra sous le titre Les Fantômes du Futur. Je tente de choisir un éditeur tout en écrivant le deuxième, qui est une suite du premier.

articles d’automne:

La forêt jardin

Crest-Voland

Gâteau de foie aux quenelles

Conférence sur le bonheur

La Mort n’est rien

 

Anciens articles de saison:

L’orange de Noël

Joyeux Noël – Barbara

le sapin – conte d’Andersen

Un conte de Noël : le bœuf et l’âne de la crèche

 

Lecture conseillée:

Inferno de Dan Brown: Une érudition étonnante appliquée à l’actualité la plus brûlante.

Utilisant des images de l’Enfer de Dante peint par Botticelli, l’auteur de Da Vinci Code nous montre l’humanité s’étouffant dans ses propres excréments – ou ses déchets – exprimant par là combien l’enfer peut être sur terre. La mère Nature, toujours belle malgré son âge, est malmenée, droguée, emprisonnée sans aucun respect ni les soins sanitaires minimum. Elle est mourante.

Vous ne lirez peut-être pas la même chose que moi mais une toute autre histoire, ne vous inquiétez pas: le suspense est le même.

 

 

 

 

 

 

à la Une

ETE 2018


Suisse Mai 2018 (13)

La Suisse est à l’honneur avec cette photo, il m’arrive de quitter ma chère Bourgogne…

J’invite mes lecteurs géographiquement proches à réserver, s’ils le peuvent et le souhaitent, le temps de 14h à 15h chaque mardi d’octobre à mai. Ils pourront alors se rendre à l’Université Populaire de Chalon sur Saône et suivre des séances de discussions littéraires que j’ai l’honneur d’animer.

A chaque séance, un court texte est proposé à la sagacité du groupe pour une enquête « policière » : il s’agit de comprendre comment des traces d’encre sur une page parviennent à procurer une émotion. Il faudra alors chercher des preuves par une observation du texte digne de Sherlock Holmes avec sa loupe et « interroger » les témoins que sont les autres lecteurs présents.

La richesse est dans le groupe, avec des profils que j’espère aussi divers que possible. Les débutants sont les bienvenus. (Nombre limité à 15 personnes).

Lectures recommandées :

  • Mille petits Riens

de Jodi Picoult aux éditions Actes Sud. On est totalement pris par l’histoire de cette sage-femme accusée de meurtre sur un nouveau-né. Une réflexion toute en nuances sur le racisme aux Etats-Unis aujourd’hui.

  • Quand Sort La Recluse – le dernier Fred Vargas. Magistral.

 

  • Préhistoires

de Jean Rouaud chez Folio. Savoureux…

 

  • Petite Histoire de l’Univers

par Stephen Hawking (Flammarion). Cet incroyable génie réussit l’exploit de nous faire un peu mieux comprendre ce que pourrait être l’univers dans l’espace et le temps, avec des images simples.

Quel bonheur de trouver de si belles lectures !

Nouveaux articles : 

Elegy for a walnut tree – W.S.Merwin

Prière – Rosemonde Gérard

Article recommandé parmi les archives :

La cousine Lucienne

Bon, j’ai hésité avec : Judas ou le mal nécessaire

 

à la Une

Printemps 2018


2017 (1)

Mon amie Agnès reconnaîtra ces fleurs.

Je salue amicalement mes lecteurs et en particulier ceux du bout du monde : Nouvelle Calédonie, Saint-Pierre et Miquelon, Syrie, Cameroun, île Maurice et bien d’autres … qui prouvent que la distance n’est rien lorsqu’on partage la beauté d’une langue ou plus simplement un peu d’humour ou une recette de cuisine.

Pour changer un peu, je vais commencer par les articles.

 

  • Allez voir la page précédente (plus bas) pour retrouver les plus récents.

 

 

Et vous, quel est votre article préféré sur ce site ?

 

La bonne nouvelle de ce début de printemps est le film La Forme de l’Eau  de Guillermo del Toro. Courez d’abord le voir et vous lirez ensuite ce que j’ai envie d’en dire mais attention : la traduction en sous-titres fait perdre beaucoup de sa profondeur à ce film hors normes, je ne sais ce qu’il en est de la version française. La bande son originale a des dialogues bien articulés, avec des mots simples, on comprend facilement, tant en russe (pour les russophones éternels débutants comme moi) qu’en anglais.

J’ai aimé l’humour, les couleurs de ce film, les objets du décor, la musique, ce moment comme un trou dans l’espace-temps où pendant 5 minutes notre monde bête et technologique s’efface pour laisser une possibilité de rejoindre un autre monde, et aussi la fin…

Guillermo del Toro a réussi là un chef d’oeuvre de délicatesse, de poésie et de réflexion sur le sens que peuvent prendre nos vies, sur nos valeurs, sur nos priorités. Les thèmes abordés, sans lourdeur aucune sont particulièrement d’actualité : l’instinct de propriété, le pouvoir (et son abus), la réussite sociale, le sexisme, le racisme, la religion, l’amitié, le respect de la loi, du protocole, l’entraide ou la compétition et pourquoi pas la souffrance animale mais surtout l’amour, celui qui vous fait voir comme un dieu vivant l’être que d’autres trouvent monstrueux, celui qui ne se pose pas de question face au handicap, celui qui pourrait soulever des montagnes, celui qui révèle des gens ordinaires comme des héros.

Ce n’est pas pour autant un « feel good movie », on en ressort certes avec une énergie renouvelée mais aussi avec tellement de pistes de réflexion.

Les questions sont multiples : qu’est-ce que la différence ?  Dieu a-t-il créé les hommes à son image ou à sa ressemblance ? Quelle est notre part de divin ? Notre part d’animalité? Qu’est-ce qu’être humain ?

On s’interroge sur des allusions à la Bible ou à la mythologie ou encore à des contes. Dans le désordre: Samson et Dalilah,  peut-être aussi ce colosse aux pieds d’argile qu’est devenue la société occidentale, les dieux antiques ou exotiques, le prince charmant, la Belle et la Bête, la petite sirène qui a perdu sa voix pour vivre dans le monde des humains, où elle est inadaptée, où on ne voit pas sa beauté….

On réfléchit aux symboles de certains objets ou éléments : l’oeuf, l’eau (élément primordial), le sang, des parties du corps comme les cheveux ou les doigts, dont on tire force et puissance ou/et qui peuvent aussi révéler la pourriture intérieure, l’électricité (énergie de la civilisation actuelle) qui produit des étincelles entre un être positif et une âme négative, la force du rêve, l’éternelle opposition entre le sec et l’humide, entre le yin et le yang, entre le bien et le mal…

Et puis cette poésie, qui ne passe pas uniquement par les mots, mais aussi par la langue des signes, par des objets ou des situations, cette poésie qui dit tellement de choses à la fois…

J’attends avec impatience vos commentaires…

 

 

à la Une

Janvier 2018


OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Bonne nouvelle année à mes 399 abonnés et à tous mes visiteurs occasionnels, (environ 300 par jour). Comme ce petit enfant sur un pont de Londres, nous nous demandons bien ce que l’avenir nous réserve.

Commençons par une gourmandise :

Cookies

Plus sensuel encore ce petit bijou :

Sonnet – Maurice Ralliant

Et enfin un retour de la mythologie biblique avec :

Jonas

Continuons avec cette idée que j’ai piochée je ne sais où : prendre un bocal ou une boîte et chaque fois qu’il vous arrive quelque chose de bien cette année, placer une petite note ou un post-it dans ce récipient. Chaque fin de mois ou d’année ou lorsque vous avez un « petit coup de mou », relisez la trace de vos petits bonheurs d’un jour.

et bien sûr l’article de saison :

janus

à suivre…

à la Une

Hiver 2017/2018


aut 17 (1)

Que diriez-vous d’un joli poème nostalgique pour commencer cette page ?

J’aimerais aussi vous parler de cette journée festive de Noël, partagée cette année avec les « Restos du Coeur ». Nous pensions leur apporter notre contribution : le spectacle La Fille du Père Noël, que nous avons joué gratuitement. Nous sommes repartis plus riches intérieurement que nous n’étions arrivés grâce à deux rencontres:

D’abord celle de Cosette, chanteuse de rue, accompagnée de son orgue de Barbarie. Cosette, c’est son nom d’artiste : « devinez pourquoi » lance-t-elle dans un éclat de rire.

Elle a 450 € pour vivre, ce qui lui assure un toit, l’eau et l’électricité. Après, il faut manger. Alors, elle se rend sur des brocantes, des marchés et chante pour quelques euros. Souvent, un commerçant lui donne un sandwich ou des légumes. Elle trouve que les gens sont si gentils et elle aime les ambiances gaies.

Elle mord dans la vie à pleine dents, ayant une éternelle soif d’apprendre. « J’aimerais faire du droit ». En même temps, elle est entourée de ses amis, ceux que l’on n’aime pas voir : un petit voisin trisomique, un compagnon qui a besoin de soins psychiatriques… « J’aime redresser ce qui est tordu », dit-elle en riant.

Puis elle ajoute « Pour moi, la vie, c’est que du bonus, sans la CMU, je serai déjà morte. »

Si vous voulez la voir et surtout l’entendre, contactez-la : cosette2005@wanadoo.fr

La deuxième rencontre de cette journée est celle de cette jeune femme à la longue tresse, qui est arrivée portant un gâteau magnifique : une véritable oeuvre d’art sur le thème de Noël ! Elle était pâtissière en Arménie, avant que la politique des grands de ce monde ne la jette sur les routes de l’exil avec son mari, sa mère, et ses trois petits garçons. Elle va s’en sortir, c’est sûr, mais que ce serait bien si quelqu’un pouvait accélérer les choses. Une embauche, une carte de séjour, et tout cela ne serait pour eux cinq qu’un mauvais souvenir. Contactez les restos du coeur de Paray le Monial si vous souhaitez l’aider.

Et bien voilà un deuxième poème nostalgique ou plutôt romantique :

The Listeners

Et puis une réflexion politique : Utopies et Dystopies

Enfin je rappelle mes articles sur le thème de Noël :

L’orange de Noël

Saint Nicolas

Le Père Noël et la petite fille – Brassens

Joyeux Noël – Barbara

Un conte de Noël : le bœuf et l’âne de la crèche

le sapin – conte d’Andersen

Pour l’année 2017, mon texte le moins lu est Saint Sébastien , rien à voir avec Noël mais je lui donne un petit coup de pouce.

à la Une

Automne 2017


Voilier de Gilles (58)

Conseiller un bon livre ou un bon film, c’est comme offrir un cadeau. Pour ma part, je l’apprécie tout autant. Alors, pour fêter mes nouveaux abonnés et remercier les anciens de leur fidélité voici ma moisson d’automne :

Livres : 

  • The Giver – Lois Lowry ( Le Passeur en français)

C’est un roman initiatique pour adolescents mais sa lecture nous interpelle, quelque soit notre âge, et nous fait longuement réfléchir. Paru en 1993, il est étonnamment actuel et résonne profondément. C’est le premier d’une trilogie, donc de bons moments de lecture en perspective. Ce tome-ci vous fera intensément ressentir l’importance et le poids de la mémoire, de la liberté et des choix de vie. C’est le genre de roman qu’on a du mal à poser avant la fin. Le texte original ne présente pas de difficulté, profitez-en pour le découvrir.

  • Tales of the Otori – Lian Hearn / Accross The Nightingale Floor

Encore une trilogie ! Ce conte féodal asiatique est très bien écrit : c’est un véritable  plaisir ! Les personnages sont complexes, l’action prenante. On retrouve les éléments du conte et notre âme d’enfant mais l’auteur s’adresse bien aux adultes. La perte irrémédiable et brutale de l’enfance, les deuils, l’esprit de vengeance qui s’oppose à la fidélité à des valeurs, l’importance de l’apprentissage et les talents que nous pouvons cultiver, l’idée que rien n’arrive tout à fait par hasard sont autant de thèmes qui m’ont plu et, là encore, donnent à réfléchir.

Film :

  •  Tous les soleils – de Philippe Claudel

Daté de 2011, c’est un film dont on ressort plein d’énergie et d’envie de mordre dans la vie à pleines dents. Magnifiquement interprété, avec de beaux personnages et ce fabuleux thème de l’amour dont on ne se lasse pas : amour pour une femme mais aussi amour filial, fraternel, parental; l’amour qui entraîne parfois sur une fausse piste au lieu de la vraie vie… Enfin, là encore de quoi alimenter un « après- film » si vous le regardez avec des amis.

La musique est d’ailleurs un personnage à part entière, celle de la Tarentelle qui vous guérit de la piqûre de la tarentule, le mal d’amour.

J’ai de loin préféré ce film à « Il y a longtemps que je t’aime » du même auteur. Je suis, c’est vrai, très difficile, et je n’aime ni les comédies sans profondeur ni les films tristes. Il est pourtant difficile de parler de choses graves sur un ton léger, c’est un pari réussi ici.

Articles du blog :

Pensées diverses:

  • Je conseille aux curieux les cours d’Hébreu ancien à l’Université Populaire de Chalon sur Saône. Le professeur est passionné et passionnant. Jamais je n’aurais eu l’idée d’étudier cette langue, n’étant aucunement attirée par cette civilisation mais j’aime les alphabets différents, j’aime comprendre comment une langue, une écriture, se forme, se développe. Et pensant qu’on allait me parler de choses très anciennes, ce qui est d’ailleurs le cas, je me suis aperçue qu’on me parlait d’humanité et aussi de moi-même, en fait. A tester, auprès de quelqu’un d’aussi érudit que lui, si possible.

Au détour d’une conversation, j’ai ainsi appris que le cimetière se dit en hébreu « maison des vivants », de quoi alimenter pensées et divagations…

 

Boulgour aux légumes


Préparation:

Portez à ébullition 2 grands bols et demie d’eau salée dans un grand faitout.

Plongez 5 mn une passoire métallique contenant des carottes en lamelles fines (obtenues avec un couteau économe) puis retirez et réservez.

Versez en pluie le même bol rempli de boulgour et laissez reposer hors du feu, couvert, pendant 3/4 d’heure.

Pendant ce temps, émincez et faites revenir deux gros oignons.

Ajoutez quatre courgettes coupées en cubes, des olives dénoyautées, des lamelles de poivron et des graines de lupins (ou fèves).

Ajoutez des raisins secs préalablement trempés et regonflés et les carottes en lamelles.

Assaisonner avec du curcuma et du poivre.

Laissez mijoter jusqu’à ce que les courgettes soient fondantes.

Présentez en déposant le boulgour dans un plat creux et en plaçant les légumes au milieu.

On peut aussi ajouter des œufs brouillés faits au dernier moment. (Les œufs doivent être à peine pris).

Astuce: vous trouvere dans le commerce des olives pour l’apéritif avec les graines de lupin.

Bien sûr, vous aimez votre famille, vos amis et votre planète, alors tous les produits sont bio.