Sainte Marthe


Sainte Marthe
Sainte Marthe

Cet article est dédié à mon amie Catherine, facétieuse et volontiers rebelle, qui se reconnaîtra.

 Comme toujours, de nombreuses saintes et bienheureuses portent le nom de Marthe. J’en retiendrai deux, l’ une parce qu’elle est Bourguignonne, l’autre parce que c’est la plus connue.

 La sainte Marthe bourguignonne fut fiancée à Saint Amâtre, futur évêque d’Auxerre. Elle est originaire de Langres, au Vème siècle. On la célébrait localement le 1er mai mais son culte est maintenant désuet. Je ne sais pas ce qui a motivé sa sanctification.

 Marthe de Béthanie est une disciple de Jésus-Christ. Personnage féminin important de la religion chrétienne, elle assiste à la résurrection de son frère Lazare avec Marie de Béthanie, sa sœur.

Après la mort du Christ, elle se rendra aux Saintes Maries de la Mer , avec sa sœur Marie (à ne pas confondre avec Sainte Marie, mère du Christ) et son frère Lazare.

Marthe vient de l’Araméen après un détour par le grec et signifie « maîtresse de maison ». Marthe est de fait une maîtresse femme, toujours affairée à chasser un dragon par ci (à Marseille), une tarasque par là (à Tarascon).

La ville de Tarascon, où elle mourut vers 68 après JC, élèvera une collégiale à l’emplacement de son tombeau. De nombreux personnages historiques viendront y prier, de Clovis au pape Jean XXIII, en passant par Saint Louis, Louis XIV et les deux Napoléon, ainsi que de nombreux rois et reines de France

Elle est représentée avec divers attributs ayant rapport à la maison dont elle a la charge : les clés du domaine, une sorte d’écumoire, un livre (de comptes ?) ou des objets cultuels car la maison peut aussi être la Maison de Dieu : un vase d’eau bénite, un encensoir.

Elle est la patronne des cuisiniers, lavandiers, hôteliers.

Autant Marthe est active, autant sa sœur Marie est contemplative. A elles deux, elles offrent la complémentarité des deux voies de piété. Certains regretteront peut-être que Jésus semble faire plus de cas de Marie que de Marthe, qui se donne à priori bien plus de mal et de peine. Il en est parfois ainsi dans la vie quotidienne où ceux qui s’activent sont facilement critiqués et parfois agacent un peu.

L’écrivain Jules Supervielle a rappelé ces deux chemins parfois antagonistes dans un de ses contes : l’âne et le bœuf de la crèche.

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