Saint Georges


Saint Georges vu par Dali - Bronze original au château de Pommard
Saint Georges vu par Dali – Bronze original au château de Pommard

La légende de Saint Georges tient plus du conte de fées que de l’histoire chrétienne. D‘ailleurs sa véracité est mise en doute dès le Vème siècle. Mais l’histoire est trop belle et le fabuleux Saint Georges devient le Saint Patron de villes comme Gênes, Venise ou Barcelone, rien de moins.

Sa légende inspire de nombreux artistes.

Comme dans les contes, le dénommé Georges qui n’est pas encore saint traverse un jour une ville terrorisée par un dragon qui dévore chaque jour deux jeunes gens. Il tombe pile le jour où c’est la princesse qui doit être dévorée.

Il monte derechef sur son beau destrier et, armé d’une lance, se dépêche donc d’affronter le dragon. Le lendemain, ç’aurait été moins bien, il n’aurait sauvé qu’une fille du peuple.

Pendant ce temps, la princesse prie, on imagine qu’elle est très motivée. Encore une fois, la femme est passive et l’homme actif, diront les féministes mais si le beau cavalier triomphe du dragon, on peut aussi penser que c’est grâce aux prières de la fille du roi. En effet, la longue lance qui relie obliquement le ciel et la terre représente bien l’intercession divine.

Il triomphe après un combat acharné et plein de suspense et là, coup de théâtre, il n’épouse pas la princesse. C’est peut-être ce qui l’aidera à devenir saint, on ne sait pas. Elle semblait pourtant très pieuse. Ou alors elle n’était pas à son goût. Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas.

Résultat : non seulement la princesse est sauvée, elle qui a bien prié, mais cet exemple fera se convertir en masse les habitants.

Saint Georges repart donc pour d’autres aventures mais pas tel a lonesome cowboy car dans certaines versions, il a adopté le dragon. Il est donc accompagné de son NAC (Nouvel Animal de Compagnie). On peut en déduire qu’il a apprivoisé les aspects violents ou monstrueux de sa personnalité grâce à Dieu ou à une énergie divine dont il a bénéficié.

Il arbore une belle bannière d’argent à croix de gueules ou plus simplement blanche à croix rouge. Elle deviendra la base du drapeau anglais.

A-t-il trempé dans le sang de dragon? On ne sait pas mais il est drôlement coriace. Son martyre est long et varié: brûlé, ébouillanté, broyé sous une roue dentée… Rien à faire, il est toujours vivant. A la fin, les bourreaux n’ont plus d’imagination et reviennent aux méthodes éprouvées: il est décapité. 

La légende de  Saint Michel semble un peu similaire sauf que Saint Michel est un archange, pas besoin de demander une intercession divine quand il est lui-même le bras armé de Dieu. Et armé de quoi ? D’une épée et non d’une lance cette fois-ci. Puisqu’on vous explique qu’il n’est nul besoin d’intercession divine… Saint Michel s’attaque directement au Mal, symbolisé par le dragon. On n’est pas dans le fait divers genre « un courageux chevalier sauve une ville ». Le mal est en chacun de nous et là, il est combattu avec violence par le bras armé de l’Eglise et éradiqué.

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