Hephaistos, le dieu forgeron


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Hephaistos, le dieu forgeron
Les parents d’Hephaistos, Zeus et Hera, se disputaient presque continuellement, comme chacun sait. Dès la conception du bébé, il y a déjà deux versions : soit les deux parents ont fait ça à la manière traditionnelle soit Hera a fait le bébé toute seule, par une sorte de parthénogenèse, pour se venger de son mari qui avait conçu Athéna sans l’aide de sa femme. On se souvient que la déesse était sortie toute armée de la tête de son père, par un accouchement qu’on imagine douloureux.
Bon, une fois né, le pauvre Hephaistos n’est pas au bout de ses peines : dans une première version, il est boiteux de naissance et sa mère déçue le jette par la fenêtre.
Une seconde version veut que sa mère le cache  car elle en a honte est qu’elle le confie à un nommé Cédalion pour qu’il lui apprenne le travail des métaux.
Dans une autre version, il n’est pas boiteux à la naissance mais le devient lorsque son père le jette par la fenêtre parce qu’il a pris le parti de sa mère dans une dispute conjugale.
Le problème est qu’ils ne vivent pas au rez-de-chaussée mais sur l’Olympe, donc il tombe pendant toute une journée et atterrit soit sur l’île de Lemnos où il est recueilli par les habitants, soit dans l’océan et il est soigné par des nymphes.

Ce qui est certain, c’est qu’il excelle dans le travail des métaux et l’orfèvrerie. Il sait être reconnaissant mais peut également avoir la rancune tenace. C’est ainsi qu’il fabrique des bijoux extraordinaires pour remercier ceux ou celles qui l’ont recueilli (je l’aurais bien recueilli moi!) et qu’il fabrique un magnifique trône d’or pour sa méchante maman, trône qui se referme sur celui ou celle qui s’y assied et l’emprisonne.

Voilà donc Hera assise et menottée et appelant son fils à l’aide. Celui-ci ne répond pas dans un premier temps mais son copain Dyonisos va le voir avec quelques bonnes bouteilles et une fois qu’il est ivre, l’amène sur l’Olympe monté sur un âne. Enfin, il détache sa mère.
Maître du feu, il a son atelier sous les volcans, dans le magma brûlant. Les Cyclopes l’aident dans son travail car il a beaucoup de commandes : les armes d’Achille, Pandore… Moins bien, il fournit les clous pour attacher Prométhée à son rocher sur la Caucase.
Costaud donc mais pas très beau, il parvient cependant à mettre les plus belles déesses dans son lit : Charis, la grâce, Aglaë, la plus jeune des charites et bien sûr Aphrodite.
Aphrodite  avait un certain faible pour Arès le dieu de la guerre et Hélios, le soleil qui voit tout, alla raconter à Héphaistos qu’il avait vu les deux amants enlacés. (Oh le vilain cafteur !). Héphaistos prépare donc un filet invisible autour du lit dans lequel les amants se retrouvent et les voilà prisonniers. Héphaistos invite alors les autres dieux au spectacle et tout l’Olympe défile devant les deux amants. Il parait que tout le monde a bien ri, sauf Aphrodite bien sûr.

Héphaïstos est appelé Vulcain dans le panthéon romain. On retrouve la trace de ce nom dans le vocabulaire spécialisé : volcan, vulcanologue, vulcaniser…

2 commentaires sur « Hephaistos, le dieu forgeron »

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