semaine 14 – avril 2010


prunus
prunus

Une image de printemps

un aphorisme de René Char

L’essentiel est sans cesse menacé par l’insignifiant

Quelques paroles d’une chanson de Joan Baez

She’s tired of her lover

And she thinks he ought to know

But it’s hard to find the words to say

It’s time for me to go

Un poème de Supervielle

Je bats comme des cartes

Malgré moi, des visages,

Et tous ils me sont chers.

Parfois l’un tombe à terre

Et j’ai beau le chercher

La carte a disparu.

Je n’en sais rien de plus.

C’était un beau visage,

Pourtant je l’aimais bien.

Je bats les autres cartes.

L’inquiet de ma chambre,

Je veux dire mon coeur,

Continue à brûler

Mais non pour cette carte,

Q’une autre a remplacée.

C’est un nouveau visage,

Le jeu reste complet

mais toujours mutilé.

C’est tout ce que je sais,

Nul n’en sait davantage.

 

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