La perdrix d’après Ovide


 
 

Perdrix
Perdrix

On se souvient de Dédale, l’extraordinaire architecte qui imagina le labyrinthe du Minotaure.

La sœur de Dédale, admirant le génie de son frère, le chargea d’instruire son fils, alors âgé de douze ans. Ce jeune garçon, nommé Perdrix, eut vite fait de dépasser son maître. Il inventa la scie sur le modèle de l’arête dorsale des poissons. Il imagina aussi le premier compas. Un enfant aussi prometteur, c’était trop pour l’orgueilleux Dédale.
Dédale, fou de jalousie, le jeta du haut d’une citadelle, prétendant que l’enfant avait chuté seul. Heureusement Pallas, déesse qui favorise le génie, le sauva en le couvrant de plumes pendant qu‘il tombait, ce qui lui permit de voler et d’éviter la chute fatale.
Ovide explique que cet oiseau ne vole pas très haut car le souvenir de sa chute lui fait redouter les cimes. On dirait aujourd’hui qu’il a été traumatisé et il suivrait une psychothérapie. Mais à ma connaissance, aucune perdrix n’a bénéficié d’un tel traitement et elles préfèrent donc faire leur nid dans les haies basses et les buissons.

Perdrix eut sa revanche et chanta de joie lorsque Dédale en pleurs ensevelit son fils Icare, mort de lui avoir désobéi et d’avoir volé trop près du soleil avec les ailes qu’il lui avait confectionnées et qui étaient attachées avec de la cire, que la chaleur fit fondre. Icare tomba dans la mer et se noya.

 
 
 

 

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