La forêt jardin


Petit compte-rendu d’une conférence sur cette nouvelle forme de culture.

L’association ACTE, située à Chalon-sur-Saône, a organisé une soirée très instructive sur la forêt nourricière, comme on en trouve sous les tropiques. Le conférencier est propriétaire d’un jardin forêt à Diconne, près de Mervans (71). https://www.facebook.com/jardinforet.delaforetgourmande/

Commençant pas une distinction entre « ager », le champ cultivé  avec une seule variété de plante, et « hortus », le jardin foisonnant de mille espèces, encouragées ou spontanées, le conférencier a signalé que la forêt est le type de végétation naturel en Bourgogne. Si le champ est productif mais coûteux en énergie et à l’origine d’érosion accentuée, la forêt ne demande presque pas de soin et gère la pluviométrie excédentaire en absorbant 150 fois plus d’eau. On peut aussi évoquer le stockage du CO² en sous-sol.

En ne plantant ou semant que des espèces adaptées à notre climat, nous pourrons récolter des fruits et graines voisins des noix de pécan, gingembre, poivre, mangue, pistaches. Nous ignorons souvent l’apport des fleurs et feuillages comestibles. Il existe un arbre-salade, par exemple et les fruits de fuschia peuvent se manger, ainsi que le feuillage de l’hibiscus, cru ou cuit et les feuilles de courges (cuites).

Autre avantage, plus ou est proche de la nature et moins il y a de travail, échangeons donc nos sacs d’engrais contre un hamac à l’ombre. Un entretien des sentiers et une taille quinquennale ne sont pas insurmontables et on peut inviter voisins et amis pour les récoltes.

Raisins et courges poussent sur des lianes, en jolis rubans attachés en bordure entre deux arbres solides et il existe des buissons légumineux de six mètres de haut, produisant des sortes de haricots verts. En bref, l’humain se nourrissait de sept mille plantes différentes autrefois, nous n’en cultivons plus qu’une cinquantaine… Une prise de conscience est en cours et on peut déjà trouver sur internet des sites proposant des exemples de plantes du futur (Plants for future).

Pistes pour en savoir plus en cherchant sur internet:

  • la forêt jardin de Martin Crawford
  • La forêt gourmande à Diconne (71) – visites à partir d’avril – pépinière – stages
  • Quelques restaurateurs commencent à proposer légumes originaux et fleurs comestibles.
  • Nombreux livres de cuisine sur les plantes sauvages et comestibles.
  • fleurs comestibles bio en vente dans certaines jardineries
  • Se soigner par les plantes
  • la fertilisation sonore
  • le tressage d’osier ou de saules pour des clôtures vivantes.

Enfin, rien n’empêche de se regrouper pour acheter un terrain et faire naître ensemble un jardin-forêt et s’il faut parfois des années avant que certaines espèces produisent, vos enfants vous remercieront.

Plus simplement, il est possible de demander une autorisation en mairie pour cultiver un petit espace urbain.

 

 

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