L’Héritière


Ce film de 1949, que j’ai vu par hasard et par défaut au festival Lumière de Lyon, n’a pas pris une ride. Moi qui n’aime pas les vieux films en noir et blanc et qui suis très difficile à satisfaire, j’ai complètement adoré. Je me demande même si on ne le voit pas de manière complètement différente aujourd’hui, alors que nous avons plus de connaissances en psychologie, parfois bien superficielles.

On peut s’identifier au personnage, médiocre en tout, sauf en travaux d’aiguille et tapisserie. C’est souvent ainsi que l’on se voit quand on est jeune ou adolescent. Vos qualités ne sont pas appréciées, que ce soit en famille ou à l’école. Son père est désespéré. En société, personne ne la remarque, elle n’ose d’ailleurs pas ouvrir la bouche et n’a aucun esprit ni goût pour la conversation. Les cours de danse ou de musique ne peuvent la rendre plus gracieuse : elle n’a pas d’oreille, chante mal, danse mal. A l’époque et dans son cercle social, c’est une tare pour une femme.

Elle aime énormément son père et donnerait tout pour lui faire plaisir mais celui-ci la méprise et ne cherche aucunement à la rendre heureuse ou à la comprendre. Sa femme qu’il adorait est morte en mettant au monde cette enfant et il n’a de cesse de la comparer à l’image de perfection qu’il garde en souvenir. On comprend mieux pourquoi la jeune fille est tellement « couleur muraille » devant un objectif à ce point éloigné d’elle.heritiere3_t

Lorsqu’elle va tomber amoureuse d’un « coureur de dot », son père et sa tante vont avoir deux réactions opposées. Lui veut la mettre en garde et la protéger, elle pense qu’on ne peut lui refuser ce court instant de bonheur, même au prix d’une grande désillusion future.

On voit les thèmes dont on peut parler en classe ou entre amis après avoir vu ce film.

Olivia de Havilland recevra son deuxième oscar pour ce film de William Wyler, qui est une adaptation d’une pièce de théâtre à succès, elle-même tirée d’un roman d’Henry James paru en 1880 : Washington Square. L’histoire a également été reprise à l’opéra. Je n’ai pas vu la reprise de 1997 par Agnieska Holland.

Les dialogues sont ciselés et on rit souvent malgré le thème assez triste de la jeune fille trop naïve. Olivia de Havilland joue avec une finesse remarquable toutes les nuances de l’évolution psychologique de l’héroïne. A la fin, devenue cruelle dans sa vengeance, elle répondra à sa tante qui lui en fait la remarque : « J’ai eu de grands maîtres » en parlant de son père et de son fiancé.

Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher la découverte de ce chef d’œuvre.

automne 2013


crépuscule
crépuscule

Pour saluer l’automne et ses belles couleurs, voici une première pensée ou, comme on me reprochait sans cesse lorsque j’étais enfant, une promenade sur la lune.

  • Depuis la lune, donc, je vois Jules César en train de se faire assassiner. Il retrouve au moment de mourir sa langue d’enfance, celle de sa nourrice, le grec, et non le latin, pour s’étonner de la présence de son fils adoptif parmi les assassins. Ce « Toi aussi mon fils » après lequel il abandonnera toute résistance et se couvrira seulement le visage de sa toge avant de s’écrouler, nous a émus, bien naturellement.  J’aimerais cependant imaginer ce qui se passait à ce moment dans la tête de Brutus, qui a un nom si peu sympathique. Que voulaient les conjurés ? Peut-être avaient-ils peur de voir Jules, déjà César, prendre peu à peu tous les pouvoirs et se diriger vers une dictature ? Peut-être étaient-ils bien intentionnés, ces assassins ? De ces bonnes intentions dont l’enfer est pavé… Et Brutus, justement, avait peut-être été poussé à prendre part à cet assassinat, par solidarité, et il s’était effacé, avec ses sentiments personnels, devant le devoir. Ce dernier cri lui a-t-il déchiré le cœur ? L’a-t-il hanté ensuite ? Ou bien avions-nous affaire à un cynique, uniquement préoccupé de son avenir personnel en politique ? On nous a trop peu parlé de Brutus, il n’a pas fait l’Histoire, finalement, et le jeune Césarion non plus, assassiné lui aussi. Et l’Histoire s’est faite quand même, autrement…
  • Pour changer de sujet, voici un film qui m’a donné à penser, aussi. Un film sur le peu de cas qu’on fait de la vie d’un homme, parfois. Un film sur deux destins de soldats, perdus dans le Caucase, et qui ne savent pas vraiment pourquoi ils se battent, pas plus que leurs ennemis. Un film où de manière inattendue, comme un petit bout d’arc-en-ciel, un petit peu d’humanité surgit, quand on ne l’attend plus. Le prisonnier du Caucase – de Serguei Bodrov.
  • et puis une citation optimiste de Thalès (oui, celui du théorème) « Rien n’est plus rare qu’un tyran qui vieillit ». Malheureusement, je trouve qu’aujourd’hui, ils vieillissent pas mal.
  • et quand même un article (ouh la paresseuse !) : Armstrong – Claude Nougaro

décembre 2010


Crest Voland
Crest Voland

Pour ce dernier mois de l’année 2010

un film : Harry Potter

Je plains ceux qui n’entrent pas dans ce monde imaginaire qui nous parle de choses profondes avec beaucoup de finesse.

Chaque élément du film semble travaillé par le meilleur spécialiste mondial : les prises de vues, les paysages, les effets spéciaux, les maquillages, les costumes et surtout les ombres chinoises d’un conte imbriqué dans le conte.

Une citation

C’est la parole qui est d’or, le silence est souvent de plomb – Hervé Bazin

Hervé Bazin a souffert dans son enfance de cette frilosité qui fait qu’on n’aide pas un enfant qui souffre parce qu’on ne veut pas d’histoires, parce qu’on ne veut pas se mêler de ce qui ne nous regarde pas, parce qu’on a peur de représailles ou peur de perdre un temps précieux en démarches, parce que le bourreau est un collègue sympathique et qu‘on va se faire mal voir du groupe de travail …
Le courage est une valeur dépassée et c’est bien dommage. Au moment de Noël, certains enfants ont plus besoin d’un regard que d’un cadeau.
How many times can a man turn his head
And pretend that he just doesn’t see  (Léonard Cohen)
Continuons de préparer notre avenir et celui de nos enfants en réfléchissant aux idées proposées par Arnaud Montebourg et en les diffusant autour de nous.
Pour vos cadeaux de Noël, offrez des rêves et pour le même prix, offrez des idées aussi : Des idées et des rêves

Voici un nouvel extrait :

Croître et faire grandir la richesse ? Mais si cette richesse n’en était pas une puisqu’elle oublie ou dissimule les destructions irréversibles des biens naturels qu’elle entraîne inexorablement ?

Et pour en savoir plus : le blog d’Arnaud Montebourg

Un petit rappel de mes articles ayant trait à Noël :

Et si vous voulez fabriquer vos cartes de vœux :

Allez, un article « mythologie » comme vous les aimez :

Et probablement le dernier article de l’année :

Bienvenue à mes nouveaux abonnés et bonnes fêtes de fin d’année à tous !

Prophètes et prophéties


    
-Durer_Revelation_Four_Riders
-Durer_Revelation_Four_Riders

Des Mayas à Jean de Jérusalem en passant par Nostradamus, petites prophéties individuelles ou annonces des temps à venir pour l’humanité, les prophéties relient les temps anciens et le futur et semblent soulever un coin du voile mystérieux de la vie.

Elles suscitent souvent l’intérêt, avec des sentiments mêlés de crainte ou de moquerie, de déni ou de superstition. Datées ou plus évasives, les prophéties révèlent surtout nos craintes et nos souhaits.

 Un peu d’Étymologie

 Le terme «apocalypse» est apparu au XIIème siècle, il vient du latin chrétien apocalypsis qui l’a emprunté au grec a ποκάλυψις. Le terme grec est une traduction d’un mot hébreu qui signifie «révélation» (mot à mot « enlèvement du voile »). Le sens de «fin du monde» n’est apparu qu’au XXème siècle.

«Prophète» vient également du grec via le latin ecclésiastique. Le préfixe «Pro» signifie « à l’avance » et «phème» « je parle ». Le prophète est donc celui qui parle à l’avance du futur.

 Le mot Horoscope n’apparaît qu’au XIV siècle, en suivant la voie habituelle (grec puis latin). Il est formé de horo (heure) et scope (scopein: « qui examine »). On examine l’heure de la naissance.

 «Eschatologie» apparu en 1864 est formé directement sur le grec eschatos (dernier) et logos (discours) et signifie discours ayant trait à la fin du monde.

  On trouve le mot Chiromancie dès 1327. Il vient du grec Kheir qui signifie main.

 L’horoscope
 
  Les moyens utilisés varient selon les lieux et les époques: observation des viscères ou du vol des oiseaux chez les Romains, boule de cristal ou chiromancie, lecture de cartes de tarot laissent cependant la prépondérance à l’étude du ciel. 
  Certains traits de caractère se retrouveraient selon le signe du zodiaque: ainsi il y aurait une forte proportion de «Lion» parmi les chefs de gouvernement ou les cadres supérieurs. Les natifs de ce signe porteraient une grande attention à leur personne (ils se regarderaient souvent dans les miroirs) et en particulier à leur coiffure (la crinière du lion!).
 
 On dit que les natifs de la «balance» peinent à prendre des décisions, que les «gémeaux» ont horreur de la solitude et développent pour cela des dons d’amuseurs en société, que les personnes du signe du «cancer» sont souvent rêveurs et imaginatifs: ils sont attirés par les métiers liés à l’art et à la littérature.
 
La prophétie de Jean de Jérusalem 
 
Jean de Jérusalem, appelé aussi Jean de Vezelay, serait l’un des huit fondateurs de l’ordre des templiers. Le texte est annoncé comme étant daté de 1099, à moins qu’il ne s’agisse d’un canular. Il serait alors du milieu du XXème siècle.
On trouve une traduction joliment illustrée sur internet.
 
La prédiction est étonnante. En voici quelques extraits :
 
 « Mille ans auront passé et Jérusalem ne sera plus la ville des croisés du Christ »
[…] Je vois la terre immense. Des continents qu’Hérodote ne nommait que dans ses rêves se seront ajoutés.»
 
 L’argent est roi : «Qui regardera les étoiles y comptera des deniers»
 
 L’information est planétaire et en temps réel :
 «chacun saura ce qui est en tous les lieux de la terre
On verra l’enfant dont les os percent la peau[..]
Mais l’homme qui verra détournera la tête
Car il ne se souciera que de lui»
 
Comme dans l’évangile de Saint Jean, une société meilleure ou un nouveau monde fait suite à la destruction du monde actuel.
 
 Les conséquences des prédictions sont souvent malheureuses, il aurait souvent mieux valu ne rien savoir. Evidemment, la prophétie s’accomplit toujours lorsqu’il s’agit d’une œuvre de fiction.
 
 Certaines prophéties ont le don de se réaliser d’autant plus facilement qu’on a essayé de les éviter. Il en est ainsi pour la pythie et Œdipe. Oedipe n’a épousé sa mère que parce qu’il ne la connaissait pas. Jocaste aurait pu s’épargner la peine d’abandonner son enfant. Mais les gens heureux n’ont pas d’histoire…
 
  On confond parfois prophétie et sort jeté. Ainsi les Atrides sont-ils maudits parce qu’Atrée a dévoré ses enfants lors d’un repas. Le sort s’applique inéluctablement. On remarque que ce mauvais sort s’applique souvent aux descendants. L’Ancien Testament ne dit-il pas que le sang versé par les parents retombera sur la tête des enfants. 

nostradamus

Nostradamus

Les prophéties de Michel de Nostre-Dame dit Nostradamus sont plus de 300. Elle sont écrites sous forme de vers. On peut y faire son marché, c’est-à-dire interpréter ce qu’on veut à partir des vers sibyllins. Ainsi certains voient dans l’expression «on passera à Memphis» une allusion à Barak Obama. Ce dernier n’a rien à voir personnellement avec Memphis sauf que son père est noir et que cette ville est célèbre pour la lutte contre les préjugés raciaux pour être le lieu où Martin Luther King a été assassiné.

signe des Templiers

On ne peut nier cependant qu’il y ait parfois des rapprochements surprenants comme la mort du roi annoncée dans l’Epître à Henri II. Mais il est possible que cette épître ait été écrite après coup et aurait ainsi été un bon coup médiatique de l’époque.

  On se souvient de la sombre prophétie de Jacques de Molay sur le bûcher, à l‘encontre du pape Clément et de Philippe le Bel et de ses descendants. La prophétie des templiers s’est certes réalisée mais à l’époque, être roi ou prince héritier n’était pas sans risques.

 L’Apocalypse selon Saint-Jean

un cavalier de l'Apocalypse

 Les quatre cavaliers de l’Apocalypse sont une source de création artistique. 
 

On retrouve le cavalier blanc : la mort, dans le roman « le cheval pâle » d’Agatha Christie. Dans le western de 1985 « Pale rider », le personnage principal apparait dans le cadre de la fenêtre monté sur un cheval blanc au moment même où une jeune fille est en train de lire le passage relatif au quatrième cavalier de l’Apocalypse, monté sur son cheval pâle. On attribue ce texte à l’évangéliste depuis le deuxième siècle après Jésus-Christ. La fin du monde est annoncée par sept trompettes successives. Le chiffre sept souvent utilisé sous-tend toute la structure de ce livre saint. Le texte fait évidemment l’objet de nombreuses interprétations différentes.

     Macbeth aurait-il commis ses horribles meurtres s’il n’avait rencontré les trois sorcières? Le premier meurtre pour que la prophétie s’accomplisse (les sorcière l’ont appelé  « futur roi ») et le deuxième sur la personne de son complice pour que la fin de la prophétie ne s’accomplisse pas (on a promis à ce dernier une descendance de roi). 

 De manière anecdotique, il arrive que le corps médical se trompe ou qu’une erreur administrative ait de graves conséquences. Ainsi un patient anglais à qui le médecin, sur la foi d’analyses, avait annoncé qu’il n’avait plus que quelques mois à vivre, a-t-il quitté son emploi, vendu sa maison et dépensé tout son argent en voyages dans des palaces. Lorsqu’il s’est aperçu qu’il ne mourait pas, il a revu son médecin et on s’est aperçu que les analyses étaient erronées. Il a porté plainte.
 
 Une nouvelle d’Oscar Wilde: «Le Crime de Lord Arthur Saville» reprend ce thème et le pousse à l’extrême. Le personnage principal est jeune, riche, aimé et heureux. Il envisage des projets magnifiques lorsque la prédiction le fait changer totalement d’humeur et de vie: il rompt ses fiançailles, devient dépressif et finit par commettre le meurtre annoncé …sur la personne du chiromancien qui a détruit sa vie par sa prédiction.
 
Enfin, il y a des prédictions suivies d’effets heureux :  Une bohémienne aurait lu dans les lignes de la main de Joséphine de Beauharnais quand elle n’était qu’une adolescente et aurait déclaré: «Tu seras plus que reine». 
 
 Jésus déclare à Pierre: «avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois». Cette prédiction n’empêche pas Pierre de renier le Seigneur mais lui permet de retrouver la foi lorsqu’il entend le coq chanter, un peu comme s’il entendait à nouveau la voix de Jésus.
 
Il y a aussi des prédictions fort utiles et fondées scientifiquement comme  la météorologie. Il s’agit là de prévisions scientifiques. Cependant, il a fallu de longues années pour que la météorologie soit enfin reconnue. On ne la prenait pas au sérieux. A l’inverse maintenant, il arrive que des usagers portent plainte si la prédiction ne s’est pas révélée totalement exacte.
 
    De nombreux chefs de gouvernement rencontrent encore aujourd’hui des voyantes. Par le passé, il est certain que les devins étaient des personnages influents. L’horoscope est aujourd’hui une véritable industrie financière. Même des journaux sérieux lui font une petite place pour plaire à leurs lecteurs. Parfois totalement loufoque, il se pare des oripeaux de la science. Cela dessert les personnes qui travaillent sérieusement.  
  
 Les prophéties sont souvent obscures et ne se comprennent qu’après coup. Ce flou est bien pratique. Les détracteurs ont beau jeu de dire alors qu’en attendant suffisamment longtemps, un événement survient que l’on peut rattacher à la prophétie. Il n’en va pas de même des prophéties précisément datées mais celles-ci se sont toujours révélées fausses ensuite (cf les différentes fin du monde annoncées puis heureusement reportées).

 On ne se souvient que des prédictions qui se sont étonnamment réalisées, pas des autres. Enfin, on verra dans les lignes ce qu’on veut bien y trouver. C’est-ce qui fait la force de cette entreprise qui au demeurant peut aider moralement des personnes en questionnement

Les Mayas

  On a beaucoup parlé de la prophétie des mayas parce qu’elle situerait l’apocalypse en 2012, très précisément le 21 décembre. La précision même de la date porte à sourire. De plus, les traductions approximatives peuvent contribuer à trouver dans ces vieux textes ce qu’on souhaite voir.

Si on peut parfois penser que l’humanité court à sa perte en privilégiant le court terme sur le long terme, principalement dans le domaine écologique, une fin du monde en quelques minutes est peu crédible. 

Le 21 décembre 2012 étant passé et les médias ayant besoin d’une nouvelle fin du monde, à défaut de monstre du Loch Ness qui ne fait plus recette, voici qu’on déterre les prophéties de Saint Malachie. Il semble que le pauvre Malachie, avec son nom à coucher dehors, n’ait jamais écrit ces prophéties. Son contemporain et ami Bernard de Clairvaux n’en a jamais parlé dans la biographie qu’il écrivit. Il est vrai que pour plus de sûreté et moins de casse-tête, il est encore plus facile d’écrire des prophéties a posteriori, comme ça on tombe étonnamment juste. Pour l’avenir, il suffit de faire comme les astrologues des magazines, quelques phrases sibyllines s’appliquant  à de nombreuses situations font l’affaire. Le peuple veut croire, peu importe que cela soit vraisemblable ou pas. Et comme une pendule arrêtée a raison deux fois par jour, n’importe quelles phrase sera vraie un jour ou l’autre.

Pour terminer, je propose donc un jeu : imaginez vous-même des phrases de ce genre. Je me lance :

En des temps de grande chaleur, un brasier gigantesque s’élèvera et peu après un grand peuple se choisira un nouveau chef.

Une année ou l’autre, sur un continent, on annoncera une canicule et des feux de forêt s’ensuivent malheureusement. Quelques semaines ou mois plus tard, il y aura des élections quelque part sur terre, comme il y en a régulièrement. Évidemment, il faudrait le traduire en latin ou en grec, et dire l’avoir retrouvé dans un étrange grimoire au fond d’un grenier.

Bonne(s) fin(s) du monde à vous tous !

 Bibliographie

 On trouvera un long article très bien documenté dans le numéro de novembre 2009 de Sciences et Avenir : «la science face aux croyances.»