juillet 2010


  

dessert de fruits rouges du jardin
dessert de fruits rouges du jardin

Un grand merci à tous les artistes du festival Chalon dans la rue. L’ambiance est très sympathique et les prestations souvent de haut niveau.

Mention spéciale pour Noces en Noir et Blanc, mise en scène de Barbara Boichot.

Un coup de chapeau aux structures musicales et labyrinthe accoustique où s’amusent petits et grands dans le parc Georges Nouelle, ainsi qu’au manège et orgue de barbarie dans le même parc où les enfants chevauchent de véritables oeuvres d’art.

Allez, un petit coup de patte tout de même au plus nul des spectacles vus dans ma vie : cinq personnes, souffrant visiblement de la maladie de la Tourette (qui vous pousse à dire des grossièretés à tout moment), se sont accoquinées pour un spectacle lamentable. Une jeune fille plus tout à fait en fleur hurle un chapelet de gros mots de manière ininterrompue pendant que son accolyte répète inlassablement « bouchez-vous les oreilles ». Les autres personnes ont tout aussi l’air d’être dans un état second : entre deux vins, en hommage trop appuyé à la Bourgogne ? ou plutôt entre deux fumettes de moquette ?  D’après ce qu’on peut comprendre avec les costumes, des treillis et autres vagues uniformes, ce que ces personnes ont à exprimer est d’une originalité déconcertante : la police est méchante et le pauvre peuple se laisse abuser.  Les spectateurs, en tous cas, ont bien l’impression de se faire abuser…

 proverbe :

 Celui qui s’égare découvre de nouveaux chemins

J’ajouterai que tout le génie consiste à savoir reconnaître l’intérêt de ces nouveaux chemins, il ne suffit pas de s’égarer. Hommage donc à Flemming ou à Newton, qui surent utiliser ce que le hasard leur proposait.

Une histoire à méditer sur toute l’importance du sens que l’on donne à son travail :

Nous sommes au Moyen-âge, deux cavaliers s’approchent d’une ville où ils feront halte. Ils aperçoivent sur le bord du chemin un homme qui charge à grand-peine des pierres sur une charrette. Ils échangent quelques mots.

«J’ai un travail très pénible, se plaint leur interlocuteur, vraiment j’envie ceux qui font d’autres métiers. On m‘a dit de charger ces pierres et de les apporter à la ville alors je m’exécute mais c‘est bien parce que j‘ai besoin d‘argent pour vivre».

Ils le saluent et poursuivent leur chemin avant de s’arrêter vers un autre individu qui peine apparemment sur le même labeur. Ils discutent également.

« Je fais un travail extraordinaire, dit cet homme, vraiment quelle chance j’ai de pouvoir participer à une œuvre qui défiera les siècles. Nous construisons une cathédrale, ma vie se passera à apporter de belles pierres et après moi, pendant des générations, d’autres prendront le relais. Dans quatre siècles, nos descendants admireront l’édifice et moi, j’aurai ma part dans cette magnifique œuvre collective. Je n’aurai pas vécu en vain, vraiment. »

On peut lire en rapport avec cette histoire la grille de lecture proposée par l’Academos (cf « mes blogs préférés) pour cette citation de la philosophe HANNAH ARENDT dans Condition de l’homme moderne

« Je propose le terme de Vita activa pour désigner trois activités humaines fondamentales : le travail, l’œuvre et l’action. Elles sont fondamentales parce que chacune d’elles correspond aux conditions de base dans lesquelles la vie sur terre est donnée à l’homme.»

et une citation de Marcabrun (XIIème siècle)

Celui qui compose le vers et le rythme ne sait d’où vient la danse

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